Bibliothèque Michery
Accueil
| Titre : | Homo aestheticus : l'invention du goût à l'âge démocratique |
| Auteurs : | Luc Ferry, Auteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| Editeur : | Paris : B. Grasset, 1990 |
| Collection : | Le Collège de philosophie |
| ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-246-38121-1 |
| Format : | 441 p. / ill. / 23 cm |
| Note générale : |
Contient en annexe la traduction d'extraits de "La Phénoménologie" de Lambert (chap. I et VI), et de l'"Aesthetica" de Baumgarten (§ 1-16 et § 423-444) Notes bibliogr. |
| Langues: | Français |
| Index. décimale : | 194 |
| Mots-clés: | Esthétique moderne ; Subjectivité ; Goût ( esthétique) |
| Résumé : | Avec leurs expositions sans tableaux ou leurs concerts de silence, les avant-gardes finissantes ont tourné les formes traditionnelles de l'art en dérision et annoncé à leur insu l'éclectisme postmoderne : à défaut de choquer ou de subvertir, les oeuvres en sont venues à exprimer la vision du monde propre à leur créateur plus que le monde lui-même. L'acosmisme de l'esthétique contemporaine apporte une singulière confirmation à la thèse nietzschéenne selon laquelle la vérité de l'art résiderait dans la subjectivité de l'artiste ; les produits culturels tendent à devenir des cartes de visite élaborées - le rapport à la réalité objective étant dès lors le monopole des sciences positives. Comment cet étrange partage des rôles qui domine toute la culture démocratique en est-il venu à s'instaurer ' C'est une longue histoire, qui commence au milieu du XVIIe siècle avec l'invention de la notion de goût : véritable révolution aux termes de laquelle, pour la première fois sans doute dans l'histoire de l'humanité, l'essentiel de l'art consiste à plaire à la sensibilité subjective. Mais si le beau est affaire de goût, comment pourrait-il faire l'objet d'un consensus ' Comment penser des règles communes dans un univers qui sacralise la volonté des sujets ' |

