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Résumé :
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Nous sommes à Paris, dans les années 80. Un jeune homme dés'uvré hante les bars autour de la gare Saint-Lazare. Il y fait des rencontres, dont celle d'un mystérieux Égyptien, avec qui il noue une relation ambigüe. Il fait aussi la connaissance d'une petite bande d'amis qui se retrouvent pour faire la fête chez Mathilde, laquelle possède une grande maison dans la banlieue ouest de Paris. Dans cette maison, on boit (sur la terrasse, quand il fait beau), on parle (en refaisant le monde), on flirte, on danse (surtout le slow).L'atmosphère de ces soirées le fascine et l'éloigne peu à peu de l'existence solitaire qu'il mène à Paris, des petits boulots, des habitudes. Il tombe amoureux, ébauche des projets. C'est peut-être la fin d'une sorte d'adolescence prolongée. Mais il sait déjà que cette période restera à jamais inscrite dans ses souvenirs.Par petites touches, Dominique Fabre poursuit la peinture d'une époque à jamais disparue, comme une Ronde de nuit dans laquelle les personnages finiraient par se confondre avec le décor en clair-obscur de la mémoire. Tout est dans le détail : le surnom d'un personnage (« L'Égyptien », « L'Ingénieur »), la couleur d'un ciel d'orage, le son d'une voix, un parfum de femme. L'émotion est là , à fleur de peau, fugitive, capturée au passage par l'écriture sensible de Dominique Fabre.Dominique Fabre a publié une douzaine de romans, dont Moi aussi un jour, j'irai loin (Maurice Nadeau, 1995), Ma vie d'Edgar (Le Serpent à plumes, 1998), J'aimerais revoir Callaghan (Fayard, 2010), et, aux éditions de l'Olivier Il faudrait s'arracher le c'ur (2012), Des nuages et des tours (2013), Photos volées (Prix Eugène Dabit, 2014).
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